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LEVAE Adolphe
(1802-1848)
LEVAE Adolphe, né en 1802 à Bruxelles,
décédé en 1848 à Bruxelles.
Unioniste.
Elu par l’arrondissement de Courtrai de 1832 à 1833
Interventions sessions :
(Extrait de J.L. DE PAEPE – Ch. RAINDORF-GERARD, « Le Parlement belge 1831-1894. Données biographiques », Bruxelles, Commission de la biographie nationale, 1996, p. 397)
Rédacteur du journal « Le Belge, ami du Roi et de la patrie » à Bruxelles (1826) ; collaborateur du journal le « Courrier des Pays-Bas » à Bruxelles ; inspecteur de la Commission des vivres et subsistances du gouvernement provisoire (1830) ; administrateur du Fonds spécial des blessés de septembre (1830, 1834).
Ecrivain, historien.
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(Extrait de Ch. RAHLENBEEK,
dans Biographie nationale de Belgique, t. XII, 1892-1893, col. 39-40)
LEVAE (Adolphe), homme de lettres, né à
Bruxelles, le 19 juillet 1802, mort dans la même ville, le 1er août 1848. Il
était déjà l'un des rédacteurs en vue du Belge, quand, en 1826, à la
suite d'une échauffourée sans importance, il fut condamné à un emprisonnement
de trois mois. Il a raconté cette aventure dans une brochure intitulée: l'Ermite
belge en prison (Bruxelles, 1827). Après la révolution de 1830, son
intimité avec les chefs du mouvement et la notoriété comme patriote et comme
écrivain lui valurent un siège à la Chambre des représentants. Mais Levae était
pauvre, plus républicain que monarchiste et nullement orateur ; cela le
décida sans doute à renoncer à la politique et à accepter de ses anciens amis,
alors au pouvoir, la place d'administrateur du fonds spécial dit des Blessés de
septembre. C'était une sinécure, ou à peu près, qui lui convenait à merveille.
Il se trouvait ainsi en rapports constants avec des gens dont il avait partagé
les dangers et les espérances, et il avait rencontre le moyen de se livrer
désormais, sans souci du lendemain, à des recherches historiques pour lui
pleines de charme. Ici nous avons un fait à constater : Levae n'a jamais été
encouragé dans ses études; jamais non plus, en Belgique comme à l'étranger, on
n'a prêté à ses travaux historiques l'attention qu'ils méritaient. C'est sans
doute le motif pour lequel il a laissé plusieurs ouvrages inachevés. Le Trésor
national et la Revue de Bruxelles ont publié de lui de nombreux articles,
dont quelques-uns ont été tirés à part et qui tous se rapportent à notre histoire
nationale au XVIIe et au XVIIIe siècle. Les plus remarquables sont: Recherches
historiques sur le commerce des Belges aux Indes (1842); un Essai historique
sur les négociations de la trêve de vingt ans conclue à Ratisbonne en 1684
(1844), et les Jacobins et Patriotes et les Représentants provisoires de Bruxelles,
1792-1793 (1846). Ce dernier
travail est si plein de saine critique, d'érudition solide et de bonne foi,
qu'il nous conduit à déplorer la fin prématurée de son auteur. Les blessés de
septembre, qui avaient offert à Levae une épée d'honneur en témoignage de
reconnaissance, assistèrent en corps à ses obsèques et ne se trompèrent point
en disant qu’ils ne retrouveraient jamais un plus tendre père et un meilleur
ami.
(Renseignements particuliers
et souvenirs personnels).
Ch. Rahlenbeek