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MALOU Jules (1810-1886)
MALOU
Jules, Edouard, Xavier, né en 1810 à Ypres, décédé en
1886 à Woluwe-Saint-Lambert.
Age en 1830 : 20 ans.
Catholique. Elu par l'arrondissement de Ypres de
1841 à 1848 et de 1850 à 1859 et par celui de Saint-Nicolas de 1874 à 1886
Interventions sessions : 1841-1842,
1842-1843, 1843-1844, 1844-1845, 1845-1846, 1846-1847, 1847-1848
Voir aussi : JULES MALOU (1810-1870), par le baron de TRANNOY (1905)
JULES MALOU
(1810-1886), par J. BARTELOUS
(Extrait de J. BARTELOUS, Nos premiers ministres de Léopold Ier à Albert Ier 1831-1934, Bruxelles, Collet, 1983, pp. 150-170)
(page 150) Si Walther
Frère-Orban naquit à l'ombre de la loge maçonnique de sa bonne ville de Liège,
dont il ne devait du reste être membre que durant quelques années, Jules Malou,
son aîné de deux ans, vint au monde et vécut au sein de notre Mère
Petit-fils - au demeurant fort légitime - d'un
révérend Père Jésuite, le père Malou-Riga, dont Carlo Bronne
nous a tracé de sa plume alerte les curieuses aventures, il était père d'un
autre Jésuite, frère de l'évêque de Bruges et apparenté, par son mariage, à
monseigneur de Gand. Cet excellent chrétien était le seul laïc de sa famille.
Lorsqu'il naquit à Ypres le 15 octobre 1810, Napoléon
était au faîte de sa gloire. Quatre ans plus tard, l'Empereur était relégué à
l'île d'Elbe transformée par l'Europe en royaume de Lilliput pour un géant et
le prince Guillaume d'Orange ne tardait pas à devenir roi des Pays-Bas. Au
fond, rien n'était changé dans la paisible cité flamande. La cathédrale
demeurait veuve de son évêque et les halles n'avaient point retrouvé leur
splendeur d'antan; seul le département de
Au surplus, sur une population de 900 élèves 130
étaient d'origine belge et Jules Malou y fit la connaissance de plusieurs de
ses futurs collègues du Parlement, notamment d'Adolphe Dechamps et de Pierre de
Decker. Malheureusement, de Martignac, chef du cabinet libéral de Charles X
crut apaiser l'opposition en fermant le collège et les jeunes gens durent aller
terminer leurs études chez les Jésuites de Fribourg.
Ayant conquis ses diplômes, Jules Malou s'inscrivit à
la faculté de droit de l'université d'Etat de Liège où enseignaient d'éminents
professeurs, notamment Teste, bâtonnier de l'ordre des avocats et futur
ministre concussionnaire de Louis- Philippe et Ernst qui, quelques années plus
tard, sera ministre de
2. Fonctionnaire et député
Ayant conquis son diplôme de docteur en droit avec la
plus grande distinction, Jules Malou s'inscrivit au barreau de Bruxelles pour y
accomplir son stage, qui, à l'époque, était de deux ans, mais n'y demeura guère
davantage. Ernst, devenu ministre de
Au temps du suffrage censitaire, les élections se
faisaient au chef-lieu d'arrondissement. Les bureaux s'ouvraient à neuf heures
du matin et chaque électeur répondant à l'appel de son nom, inscrivait celui de
son candidat sur une feuille de papier qu'il glissait dans l'urne après l'avoir
soigneusement pliée. Si, lors du dépouillement, un ou plusieurs des candidats
n'avaient pas obtenu la majorité absolue des suffrages, il y avait lieu à un
scrutin de ballottage. Seulement, comme tous les électeurs n'habitaient pas le
chef-lieu d'arrondissement, chaque parti devait pour le second tour éventuel,
mobiliser ses amis. De là mille petits moyens, dont le transport gratuit et les
dîners électoraux étaient les plus anodins. La droite surtout était passée
maître dans l'art d'offrir d'excellents déjeuners à ses électeurs car ceux-ci
se recrutaient dans les campagnes; souvent les gros fermiers s'en allaient à
partir de deux heures de l'après-midi soigner leur bétail en abandonnant le
candidat du curé ! Malou sera un jour victime de ce système mais, lorsqu'il se
présenta à Ypres pour la première fois, le 8 juin 1841, il fut élu au premier
tour par 652 voix sur 908 votants.
D'emblée Jules Malou se fit remarquer au Parlement par
le soin qu'il mit à étudier les questions qu'il traitait et par la clarté de
ses exposés. Seulement, sa situation au sein de l'administration devenait fort
difficile; soumis au ministre en tant que fonctionnaire, il en était l'égal au
sein du Parlement. Il eut le courage de s'opposer à Nothomb en ce qui
concernait la nomination des bourgmestres choisis en dehors du conseil communal
et il combattit vivement un projet gouvernemental qui réservait aux seuls
ministres le (page 153) soin de choisir les membres du jury universitaire, car
la droite craignait que les ministres n'en viennent à choisir uniquement des
hommes de gauche pour interroger les étudiants de l'université catholique de
Louvain. Finalement, Malou abandonna la carrière administrative et donna sa
démission pour conserver sa liberté politique.
Nous l'avons déjà écrit ailleurs, l'unionisme se
mourait. Seul le Roi et une grande partie de la droite lui demeurait fidèle.
Jules Malou lui-même se croyait unioniste sans se rendre compte que son
unionisme ne l'empêchait pas de demander la personnalité civile pour
l'université de Louvain et de refuser la nomination des membres du jury
d'examens par le Gouvernement. Sans doute la rupture fut-elle voulue par la
gauche qui entendait appliquer son programme d'indépendance totale du pouvoir
civil, mais la rupture était inévitable depuis le traité des XXIV articles.
3.-
Le ministère de «
Afin d'enrayer les progrès du libéralisme militant
dont Charles Rogier était le leader et, chacun le savait, le futur chef d'un
cabinet libéral homogène, Jean-Baptiste Nothomb demanda à Jules Malou
d'accepter le poste de gouverneur de la province d'Anvers, tout en conservant
son siège au Parlement. Il s'agissait moins d'administrer la province, que de
combattre politiquement Charles Rogier. Malou accepta, administra fort bien la
province, mais ne réussit pas à empêcher la réélection triomphale de Charles
Rogier aux élections de 1845 qui amenèrent Jean-Baptiste Nothomb à abandonner
le pouvoir.
Uniquement pour plaire au Roi, Sylvain Van de Weyer,
ministre de Belgique à Londres, accepta de constituer une nouvelle
administration unioniste composée de trois catholiques et de quatre libéraux;
Malou devint ministre des Finances, ce fut le «Ministère de
Jules Malou allait donner dans ses nouvelles fonctions
toute sa mesure; durant les deux années qu'il devait demeurer au ministère, il
fit voter par le Parlement, deux lois qui demeurent aujourd'hui encore à la
base même de notre organisation financière; la loi sur la comptabilité générale
de l'Etat (page 154) et la création de
L' œuvre réalisée par le ministère
des Six Malou mérite cependant mieux que le surnom ironique qui lui est resté
dans l'Histoire. L'année 1846 avait vu se développer en Flandre la terrible
maladie des pommes de terre, nourriture principale des paysans, et la crise
linière qui devait diminuer nos exportations de plus de 50 %. Le salaire des
fileuses était tombé à 32 centimes par jour et celui des tisserands à 72
centimes. La maladie des pommes de terre tenait au fait que les fanes
fléchissaient et que les tubercules se décomposaient. Quant à la crise linière,
si nos exportations étaient tombées de manière aussi catastrophique, la cause
en était aux métiers demeurés artisanaux face à une concurrence étrangère de
plus en plus mécanisée.
Pour remédier à la misère qui atteignait plus d'un
tiers de la population en Flandre occidentale, Malou, qui ne cachait point son
hostilité au libre-échange, proposa et fit accepter par le Parlement la
suppression quasi complète des taxes d'importation sur les produits
alimentaires. Mais, cette réduction des droits d'entrée fit naturellement
fléchir les recettes de l'Etat et le budget devint déficitaire. Malou songea
alors à (page 155) réserver à l'Etat, l'assurance obligatoire sur les biens
immobiliers. Il semble paradoxal de voir le ministre des Finances hostile au
libre-échange, abaisser presque totalement les barrières douanières pour les
produits alimentaires et le partisan convaincu de la liberté économique,
proposer le monopole de l'Etat en matière d'assurances. En réalité, Jules Malou
avait des convictions très fermes en matière religieuse, mais acceptait
volontiers d'être opportuniste dans l'administration de l'Etat. Au surplus, les
élections de 1847 ne lui laissèrent pas le temps de réaliser son projet.
4.
Directeur de
Au lendemain de la victoire
libérale, Jules Malou redevint simple membre de
En 1852, le ministère de Charles Rogier se retira à la
suite de l'effritement lent mais continu de sa majorité et en raison de ses
divisions internes. Pour lui succéder, le Roi fit appel à un libéral modéré, de
Brouckère, qui s'efforça d'apaiser les querelles religieuses en laissant
conclure par le ministre de l'Intérieur, Piercot, un
accord avec l'archevêché de Malines: ce fut la convention d'Anvers.
Jules Malou n'avait probablement jamais été
foncièrement unioniste, maintenant il avait certainement cessé de l'être. Et si
après la retraite de de Brouckère il apporta son
appui au cabinet unioniste de Pierre de (page 156) Decker, ce fut certainement
en raison du fait que le cabinet avait inscrit à son programme un projet de loi
sur la bienfaisance publique qui donnait satisfaction à la droite, et non par
sympathie pour une forme de gouvernement à laquelle plus personne ne croyait en
dehors du Roi et du chef de cabinet.
De Decker était probablement davantage un théoricien
aux idées généreuses, qu'un homme d'Etat. Lorsque l'opposition libérale
transporta dans la rue la discussion sur la loi des couvents, le ministère et
avec lui Malou, rapporteur de
Nous pencherions plutôt pour
la première solution, encore qu'elle ne nous paraisse pas répondre à la
question de savoir pourquoi le Roi, qui avait dans un moment de colère parlé de
« monter à cheval » pour réduire les émeutiers, avait tout à coup abandonné le
projet. Que cinq mois plus tard, au lendemain des élections communales, le roi
Léopold ait accepté sans difficulté la démission de de
Decker et l'ait remplacé par un cabinet libéral homogène dirigé par Rogier et
Frère-Orban, dont il avait obtenu, au préalable, des assurances en matière
militaire, nous paraît certain; mais ni l'attitude du Roi, ni celle de Malou ne
nous paraissent explicables au mois de juin 1857. Peut-être Jules Malou
espérait-il sauver le ministère en abandonnant la loi?
Charles Rogier ayant obtenu du Roi la dissolution des
Chambres, les élections du 10 décembre 1857 marquèrent le triomphe du parti
libéral. Le plus long (page 157) ministère de l'Histoire de
A la suite du décès d'un sénateur élu par
l'arrondissement de St-Nicolas- Waas, la droite offrit le siège à Malou. Comme
les électeurs étaient peu nombreux et croyaient en Dieu, il fut élu à la
quasi-unanimité. Seulement, à l'époque, le Sénat ne jouissait pas d'une très
grande influence; le fait était probablement dû à sa composition qui en faisait
une assemblée où siégeaient un certain nombre d'hommes extrêmement cultivés à
côté d'une grande masse de gentilshommes campagnards plus aptes à gérer leurs
terres que les affaires de l'Etat. Aussi l'opinion publique s'intéressait-elle
moins aux débats du Sénat qu'à ceux de
Lorsqu'en 1864, la majorité libérale fut réduite à une
voix, le Roi fit appel à Dechamps, qui, nous l'avons écrit par ailleurs,
présenta un programme modéré (page 158) d'abaissement du cens électoral pour
les élections communales mais, ce qui était pire aux yeux du Roi, la
proposition d'une commission chargée d'examiner la possibilité de réaliser des
économies en matière militaire. Le Roi demanda des amendements que Dechamps et
Jules Malou, crurent devoir refuser, convaincus qu'ils étaient que les
prochaines élections générales leur donneraient la majorité. Dans ces
conditions, le Roi maintint sa confiance aux ministres libéraux qui demandèrent
et obtinrent la dissolution du Parlement. Mais le refus de Dechamps de prendre
le pouvoir apparut à l'opinion publique comme l'aveu de l'impossibilité pour la
droite d'accepter les responsabilités des affaires et les électeurs se
détournèrent du parti. Ayant remporté les élections, le cabinet libéral se
maintint au pouvoir durant près de six ans.
Lorsqu'à la veille des élections de 1870, la faillite
des affaires Lengrand-Dumonceau, dans laquelle
Dechamps, Alphonse Nothomb et de Decker étaient compromis, sans que leur
honneur fut entaché, la droite de
5. La crise financière de
1870
Au lendemain de la défaite inattendue de Frère-Orban
aux élections du 14 juin 1870, Jules Malou donna pour instruction à la presse
conservatrice, de crier victoire sur tous les tons et de réclamer le pouvoir.
Lui-même écrivit en ce sens à Jules Van Praet, l'inamovible ministre de la
maison du Roi, en suggérant à son correspondant de conseiller au Souverain de
faire appel à d'Anethan, car il désirait, quant à lui, demeurer à la direction
de
Léopold II suivit le conseil et fit appel au chef de
la droite sénatoriale qui constitua un ministère assez faible, dont ni le comte
de Theux chargé d'ans, d'honneurs et de rhumatismes ni Jules Malou ne firent
partie. A peine constitué, le cabinet qui manquait d'expérience, dut faire face
à la terrible crise politique et financière provoquée par la guerre
franco-prussienne.
Nous avons relaté ailleurs les origines et le
développement de cette crise. Fort heureusement, d'Anethan conserva son
sang-froid et pria immédiatement Jules Malou de lui apporter le concours de son
expérience financière. A sa demande, une commission, composée de deux
représentants de chacun des trois plus grands organismes financiers du pays,
6. Le premier ministère
1871-1878
Le 24 juillet, Malou était
nommé ministre d'Etat et acceptait d'entrer à titre provisoire dans le cabinet
comme ministre sans portefeuille tout en conservant son poste à la direction de
Au lendemain du renvoi du cabinet d'Anethan, plus
encore que l'année précédente, la droite comptait fort peu d'hommes capables
de- composer une nouvelle administration. Par crainte de voir Léopold II
s'adresser aux libéraux et dissoudre le Parlement ainsi que l'avait fait son
père en 1857, Malou supplia la droite d'appuyer de ses votes un nouveau cabinet
conservateur. La droite, en effet, entendait protester contre le geste royal en
refusant de constituer le ministère.
Malou, donnant l'exemple du désintéressement, accepta
d'entrer dans la nouvelle combinaison, quitta son poste fort lucratif à
Bara, en interpellant le cabinet contrairement à
l'avis de ses amis politiques, était parvenu à renverser le ministère, mais
avait privé le parti libéral d'un excellent argument électoral lors du scrutin
de 1872, qui renforça légèrement la majorité catholique. S'appuyant désormais
sur une majorité solide, Jules Malou administrait, fort bien, plus qu'il ne
gouvernait le pays. Comme son prédécesseur, il était convaincu qu'il fallait
donner certaines satisfactions au Roi en matière militaire et remédier aux
déficiences de l'armée que la mobilisation de 1870 avait permis de constater.
Au surplus, le renvoi du cabinet d'Anethan avait
démontré que le Roi n'hésiterait pas à user de ses pouvoirs pour assurer la
défense nationale, et la droite ne pouvait se permettre un second conflit avec
le Souverain. Malou par conviction, la droite par résignation, votèrent donc la
loi de 1873 qui remédiait aux déficiences de l'armée. Mais, si le chef de
cabinet entendait sauvegarder la défense nationale telle qu'elle existait, il
ne voulait pas pour autant supprimer le (page 162) remplacement et instaurer le
service militaire personnel. Il demeurait persuadé que notre neutralité
respectée durant le dernier conflit franco-prussien le serait encore dans
l'avenir et ne semblait pas comprendre que le redressement militaire,
extraordinairement rapide de
En matière militaire, la situation du cabinet était
d'autant plus délicate que la droite, sous l'influence d'un jeune député,
ancien calviniste converti à la religion catholique, Charles Woeste, était fort
hostile aux charges militaires. Tout au plus, le Roi finit-il par obtenir de
ses ministres, outre la loi de 1873, une somme de 2 millions pour la
construction de fortifications sur les deux Nèthes,
et une somme de six millions pour l'artillerie.
Il était naturel que la victoire des catholiques élus
pour la plupart en région flamande, réveille les revendications linguistiques.
Depuis la chute de Pierre de Decker, plus personne n'avait songé à donner
satisfaction aux Flamands. De Laet avait même
provoqué un véritable scandale lorsqu'en 1863 le tout premier il avait prêté,
au Parlement, le serment constitutionnel en langue néerlandaise, mais De Laet était, à l'époque, élu du banc d'Anvers et appartenait
à l'opposition, ce qui ne permettait évidemment pas à celle-ci de faire valoir
ses griefs. Dix ans plus tard, Jules Malou, probablement davantage pour
satisfaire une partie de sa majorité que par conviction personnelle, fit voter
les premières lois linguistiques donnant (page 163) des garanties aux prévenus
flamands en matière pénale et cinq ans plus tard, il introduisit dans notre
législation la première loi instaurant le principe de l'emploi du flamand en
matière administrative. Ces lois avaient été votées sans enthousiasme, car
toute la bourgeoisie censitaire de la partie flamande du pays était francisée
et seuls les gros fermiers, « des charrues croyant en Dieu », réclamaient
l'usage de leur langue dans la vie administrative. Encore, n'étaient-ils
influents que dans les arrondissements ruraux. En réalité, personne ne semble
avoir compris le problème dans son ensemble. La commission créée jadis par de
Decker, avait prévu une série de réformes hardies et profondes. Il n'est pas
certain que le chef de cabinet de 1857 aurait eu l'énergie nécessaire pour
réaliser les mesures envisagées. Ce qui par contre semble être sûr, c'est que
Malou, en faisant voter certaines lois linguistiques, commença cette politique
des petits paquets, qui depuis un siècle entretient le malaise.
Peut-être n'y avait-il pas moyen de faire autrement au
temps du régime censitaire. Peut-être n'existait-il pas au Parlement une
majorité pour remédier au mal naissant; ce qui est sûr c'est que les
revendications flamandes devaient demeurer longtemps encore, une affaire
d'intellectuels et non d'hommes politiques.
Malou devait encore marquer son passage aux affaires
par de nombreuses et excellentes lois sur la réforme des codes, les jurys
d'examens universitaires et l'importante loi sur le secret du vote.
On a beaucoup reproché à Jules Malou le mot malheureux
qu'il eut au cours d'un banquet électoral donné à Saint-Nicolas-Waas au mois de
février 1878 et où reprenant à son compte la phrase célèbre de l'abbé Sieyès au
lendemain de
Le mot était faux car le ministère de Malou accomplit
durant six années un excellent travail parlementaire. Seulement, avec l'âge, le
chef de cabinet (page 164) avait perdu la combativité de sa jeunesse, de plus
la faute commise par Adolphe Dechamps en 1864 et dont Jules Malou portait sa
part de responsabilité, avait laissé dans l'opinion publique l'impression que
la droite n'était pas capable d'assurer la charge des affaires publiques; le
renvoi du cabinet d'Anethan avait renforcé cette impression et Malou entendait
démontrer que les catholiques pouvaient gérer les affaires du pays aussi bien
que leurs adversaires et que le gouvernement n'était pas un monopole libéral.
Cette tendance constante à la modération paraissait, à
l'opinion publique, un jeu de dupes car la gauche avait gouverné dans le passé
et devait gouverner dans l'avenir, au temps de la loi de malheur, en ne tenant
compte que de ses propres intérêts électoraux. Malou administrait
« A bas Malou (bis) Il faut le pendre (bis) La
corde au cou (bis) etc... »
Le chef de cabinet ne se montrait guère ému de ces
cris et lorsqu'il était particulièrement de bonne humeur, Jules Malou se
mettait au piano et jouait la scie à la mode.
Ce ne sont évidemment pas les chansons des rues qui
auraient suffi à priver la droite de sa majorité au Parlement. Malheureusement,
le syllabus et l'encyclique « Quanta cura» publiés en 1864 par le pape Pie IX
et condamnant une fois de plus les libertés modernes dans leur principe,
avaient jeté le trouble chez un petit nombre de catholiques belges. Ceux-ci
s'imaginaient que le premier devoir des catholiques était d'obtenir la majorité
pour supprimer dans
7. La guerre scolaire, le
cabinet du 16 juin 1884 et la révocation
Durant les six années que dura la guerre scolaire,
Malou demeura le chef respecté de la droite. Sans doute, d'autres membres du
Parlement plus jeunes que lui comme Woeste et Jacobs, aidés de manière moins
bruyante mais parfois plus efficace par Auguste Beernaert, menaient la lutte et
attaquaient durement la politique libérale. Malou dirigeait le parti,
prodiguait ses conseils et coordonnait les efforts de ses amis. A l'heure de la
victoire au mois de juin 1884, le Roi fit appel au vétéran du parti catholique
et le chargea de constituer le nouveau ministère.
Si le premier cabinet de Malou, formé au mois de
décembre 1871, était constitué d'inconnus, celui de 1884 comprenait tous les
talents. Jules Malou reprenait les Finances, Jacobs était ministre de l'Intérieur,
Woeste le ministre de
L'éclatante victoire remportée aux élections imposait
naturellement au ministère d'abroger la loi de malheur. Le Roi aurait voulu en
revenir à la loi de 1842 votée jadis à l'initiative de Jean-Baptiste Nothomb,
aux beaux temps de l'unionisme mais appliquée au cours des ans, de façon de
plus en plus restrictive par les ministres libéraux. Le nouveau cabinet fit
comprendre au Roi que la chose était impossible. Woeste et Jacobs que le chef
de cabinet appelait les « athlètes », entendaient faire voter une contre-loi de
malheur qui marquerait nettement la victoire de l'élément catholique.
De là naquirent, dès les origines du cabinet, certains
malaises entre le ministère et le Roi. Si les libéraux, écrivait le souverain à
Malou, «au lieu de renverser la loi de 1842 y avaient apporté une modification
raisonnable, ils auraient encore la majorité ». Malou ne repoussait pas l'idée
du Roi, mais il devait tenir compte de la combativité de sa majorité excitée
par six ans de lutte et par la plus éclatante des victoires électorales.
Finalement, le Cabinet déposa un projet de loi qui, loin de donner satisfaction
à la majorité, irrita le parti libéral sans contenter le Roi. Dans les semaines
qui suivirent, les relations se tendirent presque jusqu'à la rupture entre le
Souverain et Malou. Le Roi écrivait à son ministre «qu'il n'y a pas moyen de gouverner
le pays contre les libéraux, qui représentent la majorité des grandes villes »;
Malou répliqua qu'il était prêt à se retirer si le Roi demandait à ses
ministres leur démission. Léopold II comprit, probablement, sur les conseils de
Van Praet qu'il lui était impossible d'aller aussi loin. Au lendemain des
élections du 11 juin et du renouvellement total du Sénat qui avait confirmé,
sauf à Bruxelles, l'éclatant succès du parti catholique, la discussion du
projet de loi scolaire au Parlement se révéla moins bruyante que prévu. Au
début, des groupes populaires avaient stationné devant le Parlement huant,
comme en 1857 et en 1871, les ministres catholiques à leur sortie, mais le
cabinet avec (page 167) beaucoup d'énergie, annonça son intention de faire appel
à l'armée et cette seule menace suffit pour ramener le calme dans la capitale.
Dans les premiers jours du mois de septembre, la nouvelle loi fut votée par
Cette loi imposait à chaque commune l'obligation
d'avoir une école communale, mais elle pouvait adopter les écoles privées et,
dans ce cas, le Roi était autorisé à supprimer l'école communale existante par
retrait d'emploi ou mise en disponibilité de l'instituteur, en accordant
cependant à celui-ci un traitement d'attente. Au fond, c'était l'autorisation
donnée aux communes d'adopter les nombreuses écoles libres fondées durant la
guerre scolaire et de supprimer les écoles communales sans élève créées sous la
même époque. Toutefois, à la demande de vingt pères de famille ayant des
enfants en âge scolaire, les communes avaient l'obligation de maintenir l'école
officielle.
Enfin, l'inscription du cours de religion ou de
morale, était laissée à la discrétion du conseil communal mais naturellement
les enfants pouvaient, à la demande de leurs parents, être dispensés de suivre
ces cours. Si cependant vingt parents demandaient que leurs enfants soient
dispensés du cours de religion, la commune avait l'obligation de créer, pour
eux, une ou plusieurs classes spéciales. Naturellement aussi, les communes
étaient autorisées à choisir leurs instituteurs tant parmi les diplômés des
écoles normales libres que parmi ceux des écoles officielles. D'autre part, la
loi ne prévoyait aucun subside pour les écoles libres non adoptées par les communes.
Telle qu'elle était et malgré certaines apparences, la loi correspondait à
l'état d'esprit de la population restée imprégnée de christianisme. Si elle
n'accordait pas à la droite toutes les satisfactions souhaitées, notamment en
matière financière, c'était cependant, à juste titre, que le parti libéral y
voyait la destruction de son œuvre scolaire.
Battus au Parlement, les libéraux essayèrent de
nouveau d'organiser des cortèges dans les rues; le 10 et le 31 août, des
manifestations eurent lieu à Bruxelles sans provoquer de troubles graves;
finalement Buls, (page 168) premier magistrat de la
capitale, organisa « le compromis des bourgmestres ». Réunis à Bruxelles, les
bourgmestres de toutes les grandes villes du pays se rendirent en voitures
découvertes, de l'hôtel de ville au palais royal, pour remettre au Roi une
pétition lui demandant de ne pas sanctionner la nouvelle loi scolaire. Léopold
II leur répondit que «Souverain constitutionnel, il se devait de signer la loi
comme il avait signé celle de 1879 et qu'il devait se conformer à la volonté du
pays, telle que l'avait exprimée la majorité des deux Chambres. »
Malgré la signature royale, l'agitation ne s'apaisa
point. Comme les catholiques avaient décidé d'organiser à leur tour une grande
manifestation dans la capitale, aux fins de démontrer que les libéraux
n'étaient point seuls maîtres de la rue, ils annoncèrent pour le 7 septembre
une grande manifestation. Le lieu de rassemblement était fixé boulevard du
Hainaut et le cortège devait défiler le long des boulevards, de la gare du Nord
à la gare du Midi. Les manifestants étaient arrivés de tous les coins du pays
avec les drapeaux de leurs sociétés locales, leurs musiques et leurs grosses
caisses et commencèrent à se mettre en marche vers une heure et demie. Tout à
coup, boulevard Anspach, un calicot tendu d'un côté du boulevard à l'autre,
représentant un Jésuite tomba. Ce fut le signal d'une épouvantable bousculade.
Accueillis tout le long du cortège par les huées des libéraux, frappés par les
contre-manifestants, mal protégés par la police de Buls
et plus mal encore par la garde civique, le cortège fut décimé, les drapeaux
déchirés, les grosses caisses éventrées et les manifestants, harassés de
fatigue, se retrouvèrent dans la soirée aux quatre coins de la capitale. Ce fut
la « Saint-Barthélémy des grosses caisses ».
Quelques semaines plus tard, les élections communales
du 19 octobre marquèrent, dans les grandes villes, un succès du parti libéral.
Dès le lendemain, le Roi fit appeler Malou et eut avec lui deux entretiens
successifs assez pénibles. Le 23 octobre, le chef de cabinet apprit que le Roi
venait de conférer avec Bara et que Rolin-Jacquemyns
et Pirmez étaient appelés au Palais. Il demanda audience immédiatement et
s'entendit, (page 169) par le Souverain, réclamer la démission de Woeste et
Jacobs qui, tant par leurs discours, que par leur politique, avaient
particulièrement irrité la gauche libérale et maintenu ainsi le climat de
tension à travers le pays. Le chef de cabinet répondit que sa dignité et son
honneur lui faisaient un devoir de se retirer si ses deux collègues ne
faisaient plus partie du ministère. Le Roi ne mit aucune insistance à retenir
son vieux ministre.
Ainsi, pour la seconde fois, Léopold II usait-il de sa
prérogative constitutionnelle de révoquer ses ministres: Sans doute, le
Souverain avait-il raison de penser que l'intransigeance de Woeste et Jacobs
entretenait l'agitation dans le pays: cependant, l'Histoire ne s'y est pas
trompée; le Roi n'aimait ni le ministre de
Comme en 1871, Malou insista vivement auprès de la
droite, ulcérée par ce nouveau geste royal, afin qu'elle soutienne un autre
cabinet catholique présidé par Auguste Beernaert. Mais aussi, comme treize ans
plus tôt, le parti libéral fut tout compte fait, la victime (page 170) de cette
nouvelle journée des dupes. Le renvoi des deux ministres catholiques les plus
intransigeants et la sagesse du nouveau chef de cabinet, suffirent à ramener le
calme dans le pays. Sous l'habile direction de Beernaert et de ses successeurs,
le parti catholique allait se maintenir au pouvoir jusqu'en 1914. Pour plagier
un mot célèbre du général de Gaulle, « le parti libéral avait gagné une
bataille, mais perdu la guerre de 30 ans. » Quant à Malou, rentré une fois
encore dans les rangs du simple soldat, il retrouva sa place au Sénat. Au début
de l'année 1886, il y prit une dernière fois la parole pour faire repousser un
projet de loi déposé par le cabinet et tendant à obtenir, pour le Roi,
l'autorisation de lancer un emprunt à lots sans intérêt, au profit de l'Etat
indépendant du Congo. A peine remis d'une congestion cérébrale qui l'avait
frappé au mois de septembre 1885, il établit un rapport d'une grande clarté
pour s'opposer à la demande du ministère; le projet fut repoussé. Le Roi
n'avait-il pas raison de n'avoir rien fait pour retenir son vieux ministre? Peu
après, Malou, frappé d'une nouvelle attaque, s'éteignit dans sa propriété de
Woluwe-St-Lambert, éternel fils soumis de cette Eglise pour laquelle il avait
livré tant de glorieux combats. Dans cette galerie d'hommes d'Etat de
(00) Vérification de
ses pouvoirs comme membre de la chambre (10/11/1841)
(01) Entrée en vigueur du
budget de la marine (14/12/1841)
(02) Bibliothèque royale et
dépôt légal (23/12/1841)
(03) Article 442 du code de
commerce (date de la faillite) (14/01/1842, 19/01/1842)
(04) Pétitions relatives au
traitement des juges de paix (01/03/1842), au
conseil de prud’hommes (16/03/1842), au traitement
des auditeurs militaires (09/09/1842)
(05) Conseils de
prud’hommes. Compétences en matière de discipline dans les ateliers (19/03/1842)
(06) Modifications à la loi
communale. Possibilité de nommer le bourgmestre en dehors du conseil
communal (14/05/1842,
02/06/1842), droit de révocation et de suspension
du bourgmestre (04/06/1842)
(07) Convention avec la
ville de Bruxelles (02/06/1842, 11/06/1842, 31/08/1842)
(08) Police maritime (04/08/1842)
(09)
Instruction primaire. Gratuité de l’enseignement donné aux
enfants pauvres (19/08/1842, 29/08/1842, 01/09/1842, 02/09/1842, 06/09/1842)
(01) Renvoi d'une pétition relative au
maintien des droits à la pension de fonctionnaires qui ont perdu leur emploi en
1830 (30/01/1843), à l'impôt sur le sucre (09/03/1843)
(02) Chemin de fer (12/11/1842)
(03) Tribunaux de commerce (24/11/1842, 08/12/1842)
(04) Art de guérir (24/11/1842)
(05) Traitements de la magistrature (03/12/1842)
(06) Frais de justice (09/12/1842)
(07) Médecins civils et militaires
affectés aux prisons (09/12/1842)
(08) Domicile de secours (22/12/1842)
(09) Reprise par l'Etat du canal de Mons à
Condé (11/01/1843, 12/01/1843)
(10) Canalisation de la campine (17/01/1843, 18/01/1843)
(11) Organisation et renforcement du
service de la douane (10/02/1843, 11/02/1843, 13/02/1843)
(12) Dette publique (établissement situé
en Hollande) (16/02/1843)
(13) Loi sur la milice (16/02/1843)
(14) Législation et fraudes électorales (08/03/1843, 14/03/1843, 18/03/1843, 20/03/1843, 22/03/1843, 23/03/1843, 24/03/1843, 25/03/1843)
(15) Question politique générale (14/03/1843, 20/03/1843)
(16) Budget de la guerre et organisation
militaire (31/03/1843)
(01) Renvoi d’une pétition relative au libre transit du
bétail (7/12/1843,
10/01/1844, 3/05/1844), à la loi sur les fraudes
électorales (13/12/1843), à la loi sur la pension des fonctionnaires (9/03/1844), aux pensions des employés
des commissariats d’arrondissement (14/03/1844), au projet des droits différentiels (24/04/1844), à l’impôt sur le tabac (1/06/1844)
(02) Elections contestées à
Gand (d’Elhoungne) (15/11/1843, 16/11/1843)
(03) Nomination de la
commission d’adresse (17/11/1843)
(04) Plans d’alignement et
droit d’expropriation (27/11/1843)
(05) Budget des voies et moyens. Equilibre général des recettes et des
dépenses (4/12/1843,
12/06/1844), droits d’enregistrement et de
greffe (11/12/1843),
aliénation de biens domaniaux et notamment de forêts (13/12/1843), gestion de la dette publique et encaisse auprès de la société générale,
Banque de Belgique (13/12/1843)
(06) Avantages douaniers accordés au grand-duché de Luxembourg et
Zollverein (11/12/1843)
(07) Reprise par l’Etat de l’administration du canal de Mons à Condé (11/12/1843, 12/12/1843,
13/12/1843, 14/12/1843)
(08) Indemnités pour pertes
causées par les événements de la guerre et de la révolution (15/12/1843)
(09) Nature des lois interprétatives (23/12/1843)
(10) Palais de justice de Gand (9/01/1844)
(11) Libre transit du bétail
étranger (12/01/1844,
17/01/1844, 7/02/1844, 24/04/1844, 7/05/1844,
9/05/1844, 8/06/1844)
(12) Réparation d’une erreur judiciaire, peine de
mort, affaire Bonné et Geens
(12/01/1844)
(13) Statistiques
industrielles et agricoles (23/01/1844)
(14) Partage de la dette
belgo-hollandaise (26/01/1844, 29/01/1844)
(15) Droit d’enregistrement
sur les actes de naturalisation (30/01/1844, 31/01/1844, 1/02/1844)
(16) Indépendance politique
des magistrats et des parlementaires, cumul des traitements et des indemnités (12/02/1844, 2/03/1844)
(17) Pensions des
fonctionnaires de l’Etat, de leurs veuves et orphelins (12/03/1844, 13/03/1844,
14/03/1844, 15/03/1844, 16/03/1844, 18/03/1844,
19/03/1844, 20/03/1844, 21/03/1844, 22/03/1844),
pensions des magistrats (12/03/1844, 14/03/1844, 18/03/1844),
pensions du personnel diplomatique (15/03/1844, 16/03/1844),
pensions du personnel militaire et des enseignants de l’école militaire (15/03/1844,
16/03/1844), pensions du personnel enseignant universitaire
et/ou des conservatoires (15/03/1844, 16/03/1844, 20/03/1844),
pensions des membres de la cour des comptes (18/03/1844)
(18) Pensions des ministres
(18/03/1844, 20/03/1844, 21/03/1844, 22/03/1844)
(19) Mode définitif de
nomination des jurys universitaires (15/03/1844, 30/03/1844)
(20) Polder de Lillo (23/03/1844)
(21) Grande naturalisation
(Laroche-Blin) (11/05/1844)
(22) Budget de la guerre et
organisation de l’armée (21/05/1844, 21/06/1844)
(23) Impôt et droits sur le
tabac (1/06/1844,
12/06/1844, 13/06/1844, 18/06/1844, 19/06/1844,
21/06/1844), exclusion de l’impôt pour la détermination du cens électoral
(19/06/1844)
(24) Système des droits
différentiels (4/06/1844),
droits différentiels sur les bois (7/06/1844), examen de capacité des
marins belges et écoles de navigation (10/06/1844)
(25) Règlement de la chambre
des représentants (nomination des jurys d’examen universitaire) (10/06/1844, 11/06/1844)
(26) Assiduité des membres
et ajournement de la session (11/06/1844)
(27) Projets et propositions
de lois arriérés de la chambre (20/06/1844)
(28) Droit de consultation
des membres du conseil communal (21/06/1844)
(01) Domicile de secours (28/10/1844, 29/10/1844, 30/10/1844)
(02) Traitements des membres de l’ordre judiciaire (26/10/1844, 06/11/1844, 07/11/1844) ; tribunaux de première instance (12/11/1844) ;
justices de paix (12/11/1844) ; mise à la
retraite des magistrats (13/11/1844) ;
incompatibilité de fonctions (16/11/1844)
(03) Rétroactivité de la loi relative
au maximum de pensions (12/11/1844)
(04) Règlement organique et pécuniaire
du personnel de l’Etat (03/12/1844)
(05) Budget de la dette publique et
des dotations pour l’année 1845. Discussion générale (02/12/1844) ;
rémunérations et pensions (02/12/1844)
(06) Industrie sucrière (15/01/1845)
(07) Traduction des lois et des
arrêtés selon la nouvelle orthographe flamande (22/01/1845)
(08) Débat politique général (22/01/1845) ; indépendance des parlementaires
fonctionnaires publics (29/01/1845)
(09) Pensions et secours.
Justifications annexées au projet de budget (06/02/1845)
(10) Entrepôt d’Anvers (remplacement
du fer par le bois dans les constructions civiles) (13/02/1845,
14/03/1845)
(11) Fonds d’agriculture (payement des
indemnités pour cause de maladie contagieuse) (13/02/1845)
(12) Chemin de fer d’Entre-Sambre-et-Meuse
(25/02/1845, 26/02/1845)
(13) Tunnel ferroviaire de Cumptich (28/02/1845)
(14) Classification des routes (05/03/1845)
(15) Projet de canal de
(16) Organisation de l’armée (03/04/1845, 11/04/1845) ; service de santé. solde des officiers du service de santé, incorporation dans la section de réserve des militaires chargés de missions diplomatiques, mise à la retraite forcée des militaires (15/04/1845) ; état-major et troupes du génie (17/04/1845)
(17) Poste aux chevaux (04/04/1845)
(18) Convention de 1831 relative aux
forteresses (07/04/1845)
(19) Projets de loi destinés à concéder certaines lignes de chemin de fer (14/04/1845)
(20) Chemins de fer de Hasselt à St-Trond et de Jurbise à Tournai (29/04/1845)
(21) Canal latéral à
(22) Loi sur les céréales (03/05/1845, 06/05/1845, 07/05/1845)
(23) Chemin de fer dans la vallée de
(24) Chemins de fer de