Accueil Séances plénières Tables des matières Biographies Livres numérisés Bibliographie et liens Note d’intention
VEYDT Laurent (1800-1877)
VEYDT Laurent, François, Félix, né en 1784 à Bruxelles, décédé en 1858 à Bruxelles
Libéral. Elu par l’arrondissement d’Anvers de 1845 à 1859.
Interventions sessions :
(Extrait de
VEYDT, Laurent, François, Félix, parlementaire,
homme d'affaires et bibliophile, né à Anvers le 7 août 1800, décédé à Bruxelles le 22 novembre 1877.
Ses parents, Laurent-Guillaume-Xavier
Veydt et Marie-Françoise Van Merlen, appartenaient à
la bourgeoisie commerçante de la métropole. Après des études commencées dans sa
ville natale, il alla achever ses humanités au Collège royal de Gand, où il
avait de la famille. En 1819, il entra à l'université de cette ville et y
obtint le titre de docteur en droit en 1823. En 1825, il s'inscrivit au tableau
de l'Ordre des avocats d'Anvers. Il se maria en 1827 avec une cousine, veuve de
condition aisée, Colette-Marie Van Bomberghen, dont une sœur avait épousé le secrétaire
communal d'Anvers, François-Joseph Wellens.
Gagné aux idées libérales, le jeune Veydt, s'engagea
dans la politique et fit partie, dès le début de novembre 1830, d'une des
sections chargées d'organiser les élections dont dépendait la réunion du
Congrès national. En décembre 1830 et février 1831, il se présenta aux
élections communales d'Anvers. Elu dans la minorité libérale, il exerça le
mandat d'échevin de cette ville. En février 1832, il démissionna de cette
charge, et ne fut pas réélu dans la suite. En revanche, en 1836, il devint
conseiller provincial et siégea à la députation permanente, à Anvers. En 1839,
il fut nommé directeur au ministère des Affaires étrangères, à Bruxelles, où il
se trouva à la tête de la section des affaires commerciales et des consulats.
Mais il démissionna en mai 1841 pour renouer avec la politique : il avait été
élu conseiller provincial aux élections de mai 1840, et il reprit place à la
députation permanente, à Anvers, en juillet 1841. Pendant les années suivantes,
il exerça divers mandats, dont nous retiendrons surtout celui de membre de
En juin 1845, Veydt se présenta aux élections
législatives et fut élu à Anvers, en même temps que Charles Rogier, qu'il
fréquenta de près. Réélu en 1847, il devint ministre des Finances dans le
gouvernement libéral homogène constitué par cet homme politique. Il s'y trouva
confronté avec de grosses difficultés, que vinrent compliquer des dissentiments
avec son collègue Frère-Orban. Veydt préféra se
retirer et fut remplacé par ce dernier en mai 1848. Réélu aux élections
législatives de juin de cette année, il revint à
Veydt avait, en effet, été amené à assumer d'autres
activités, qui l'absorbaient de plus en plus. Eprouvant pour les questions
économiques une prédilection sans doute explicable par ses origines et ses
relations, il était entré dans le conseil d'administration de
Un troisième aspect de la personnalité de Laurent
Veydt mérite de retenir l'attention, à savoir son goût pour la vie
intellectuelle. En 1835, on le trouvait déjà premier secrétaire de
Laurent Veydt s'était fixé à Bruxelles, en une maison
de la rue Royale, proche de la colonne du Congrès. C'est là qu'il mourut en
1877, entouré de ses enfants et petits-enfants. Il laissait des recueils de
pensées sur des sujets divers, qui sont restées inédites et dont seule une partie
a été retrouvée récemment.
Autre référence bibliographique : E. Jacques, Un
parlementaire et homme d'affaires passionné de culture au XIX' siècle. Laurent
Veydt (/800-1877), dans Académie royale de Belgique. Bulletin de
Emile Jacques