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Note
d’intention
D’ANETHAN Jules (1803-1888)
Biographies par TANDEL (1889) et
par COSEMANS
(1957)
Interventions
sessions : 1843-1844, 1844-1845,
1845-1846, 1846-1847, 1847-1848
D'ANETHAN
Jules, Joseph, Dominique, né en 1803 à Bruxelles, décédé
en 1888 à Schaerbeek.
Catholique. Elu par l'arrondissement de Louvain de
1844 à 1848
A) (E. TANDEL, Les Luxembourgeois ministres, dans Annales de l’Institut
archéologique du Luxembourg, tome XXI, 1889, pp. 782-784)
Le
baron J.-J. d'ANETHAN (1).
(page 782) La famille d'Anethan, originaire de
Trèves, s'établit au 18e siècle dans le pays de Luxembourg. F. F. de P. H. J.
d'Anethan de
C'est en raison de son origine luxembourgeoise que
nous rappelons à cette place sa carrière.
Nommé, le 17 juin 1826, substitut du procureur du
roi à Courtrai, il passa ensuite à Termonde et à Anvers; le 24 février 1831 il
arrive à Louvain comme commissaire du gouvernement près le tribunal de 1e
instance; en octobre 1832, il fut appelé à Bruxelles comme substitut du
Procureur-général et, le 14 août 1836, il devint avocat-général près de cette
même cour.
Le 16 avril 1843, sur la proposition de M. J.-B.
Nothomb, M. d'Anethan reçut le portefeuille de
Du 19 juin au 30 juillet 1845, il fut chargé de
l'intérim du ministère de l'Intérieur.
Le 12 août 1847, il quitta le pouvoir qu'il devait
reprendre en juillet 1870 pour l'abandonner en novembre 1871. Il avait été
chargé de la formation du ministère et s'était réservé le département des affaires
étrangères qui allait prendre cette année là une importance considérable.
(page 783) N'ayant plus obtenu le renouvellement de
son mandat dans l'arrondissement de Louvain, il posa sa candidature comme
sénateur à Thielt, le 3 août 1849, arrondissement qui lui resta toujours
fidèle.
En 1856, le roi le nomma Ministre d'Etat; en 1866,
Léopold II le chargea d'aller annoncer au roi de Hanovre la mort de Léopold 1
et son propre avènement au trône; en 1869, le sénat le porta à la
vice-présidence et, en 1884, à la présidence. Le 10 novembre
Il était Grand-Cordon de l'ordre de Léopold, de
l'Ordre des Guelfes, du Christ de Portugal, des ducs d'Anhalt, de
M. d'Anethan s'était signalé par la rédaction et la
révision de nombreuses lois, principalement:
- Loi sur le domicile de secours, 18 février 1845.
- Loi prescrivant un nouveau mode de sanction et de
publication des lois et arrêtés. 28 février 1845.
- Augmentation du traitement des membres de l'ordre
judiciaire. 1845.
- Loi relative à la nomination des juges de paix et
à leur inamovibilité. 26 février 1847.
- Répression des outrages envers la personne du Roi
et la modification de certaines dispositions de la loi sur la presse et du code
d'instruction criminelle. 6 avril 1847.
- Loi sur les circonscriptions cantonales. 8 mai
1847.
Outre de nombreux articles dans le Courrier de
Louvain, dans
- Existence légale des institutions charitables
créées par des particuliers. 1849.
- Des droits et des devoirs des congrégations
hospitalières de femmes. 1849.
- Un mot sur quelques idées émises par le
libéralisme exclusif en matière de charité. 1849.
- Les arrêtés qu'invoque M.de Haussy en matière de
bienfaisance. 1849.
- La charité est-elle libre en Belgique 1851.
- Examen sommaire du projet de loi sur la charité,
présenté par M. Nothomb. 1856.
- Constitution des partis. 1859.
- La politique ministérielle et les griefs de
l'opposition. 1862.
- Examen du budget de
- (page 784) Situation de
« Depuis 1847, dit son
biographe anonyme, il fut un des leaders du parti catholique, un des plus
actifs et des plus zélés; pour énumérer tous ses actes, il faudrait citer les
Annales Parlementaires; pas une discussion importante n'avait lieu sans que son
opinion modérée, son esprit conciliant ne se manifestât.
« Bien que très-ferme et très-arrêté dans ses
idées religieuses, il était assez indépendant et à différentes reprises il se
sépara de la droite et entraîna plusieurs amis dans son vote: ce qui lui valut
souvent une polémique assez vive de la part du Bien Public, du Courrier de
Bruxelles, etc., car, en somme, sa politique avait une certaine nuance de
libéralisme, mais d'un libéralisme relatif.
« Quand le Bien public traita la constitution
de tombereau d'ordures, le baron d'Anethan se constitua le défenseur des
libertés constitutionnelles et repoussa toute solidarité avec ceux qui les
insultaient.
« Dans d'autres occasions, il put encore
montrer son indépendance; ainsi, dans la question des cimetières, il tint tête
à l'Episcopat belge en revendiquant le droit de chercher sans lui la solution
de cette importante question.
« (…) Comme orateur, le Baron d'Anethan
n'était pas précisément éloquent, mais s'il ne faisait pas des discours à
effet, toujours son bon sens et la rectitude de son jugement le faisaient
écouter et excitaient le respect même de ses adversaires. »
A sa mort, on put lire dans l'Indépendance belge:
« Le sentiment qui nous domine est celui d'un
deuil sincère, le baron d'Anethan était une personnalité de première place; un
homme dont les talents font honneur au pays, un esprit d'une distinction peu
commune, bien que dans son parti même on pût citer des rivaux qui peut-être le
distançaient (…)
« C'est avec respect, et non sans émotion, que
nous saluons la tombe qui se creuse pour l'homme de mérite, pour le patriote
éprouvé, pour l'un des principaux chefs du parti que nous combattons.
____________________________
B) (A. COSEMANS, dans Biographie
nationale de Belgique, tome XXIX, 1956-1957, col. 93-96)
d’ANETHAN,
Jules-Joseph, Baron, homme d’état, né à Bruxelles le 23 avril
1803, y décédé le 8 octobre 1888.
Appartenant à une famille luxembourgeoise, fils
de Jules-Joseph-Dominique, président du corps équestre du Luxembourg et à
l’époque hollandaise, et d’Apolline-Josephine Versyden de Varick, J.-J.
d’Anethan termina ses études de droit à l’Université de Louvain en 1824 et
entra, après un court passage au barreau de Bruxelles, dans la magistrature dès
1826 comme substitut près le tribunal de Courtrai ; ensuite il fut nommé
successivement substitut, puis juge d’instruction à Termonde et à Anvers,
procureur du Roi à Louvain, substitut du procureur général en 1832 et avocat
général près la cour d’appel de Bruxelles en 1836. Le 16 avril 1843 il débuta
dans la carrière politique comme ministre de la justice au sein du cabinet
unioniste de J. Nothomb, jusqu’à la démission de celui-ci le 19 juin
A la suite des élections partielles du 14 juin
1870 et de la retraite du gouvernement Frère-Orban le 2 juillet suivant,
d’Anethan constitua le gouvernement catholique qui eut à résoudre les nombreuses
difficultés résultant de la guerre franco-allemande, du statut de neutralité de
A. Cosemans.
(00)
Vérification de ses pouvoirs en tant que membre de la chambre (1/03/1844)
(01) Police
de la voirie. Plans d’alignement, droit d’expropriation et sanctions (28/11/1843, 29/11/1843, 1/12/1843)
(02)
Budget de la justice. Révision des codes
judiciaires (procédure civile et criminelle, code pénal, commerce, faillite,
contrainte par corps pour cause de dettes…), régime des prisons (notamment
prison de Liége), phénomène de la « haine de cense », question sociale (domicile de secours, dépôt
de mendicité, paupérisme, bureaux de bienfaisance, enfants trouvés),
traitements de la magistrature, bureaux de bienfaisance, enfants trouvés,
contrainte par corps pour cause de dette) (22/12/1843, 23/12/1843), régime des prisons, palais de justice de Gand, aide à un avoué par suite
de la suppression du tribunal de Saint-Hubert (9/01/1844),
régime des prisons, réparation d’une
erreur judiciaire (affaire Bonné et Geens (12/01/1844)
(03) Asiles d’aliénés et modalités d’internement ((22/12/1843, 12/01/1844)
(04) Dépenses du culte
catholique, nombre de desservants des succursales et de vicaires, restauration
des églises (10/01/1844), idem + conseils de fabrique et personnalité civile accordée à
certaines associations religieuses (11/01/1844), séquestration abusive dans un établissement religieux (12/01/1844)
(05) Organisation de loteries à des fins caritatives et
article 410 du code pénal (11/01/1844)
(06) Orthographe flamande dans l’enseignement primaire et moyen ainsi que dans le
Bulletin des lois et arrêtés (25/01/1844, 31/01/1844,
14/05/1844)
(07) Traitements des membres de l’ordre judiciaire (2/02/1844)
(08) Lois interprétatives sur l’article 334 du code pénal et sur l’article 442
du code de commerce (2/02/1844)
(09)
Pensions des magistrats (14/03/1844)
(10) Violation de frontière en violation des règles d’extradition (27/03/1844)
(11) Travail linier dans les prisons (6/05/1844)
(12) Travaux arriérés de la chambre (codes civil, pénal et de commerce et/ou
traitements de la magistrature) (12/06/1844)
(13) Loi interprétative de l’article 821 du code civil (20/06/1844)
(01) Loi sur le
domicile de secours (28/10/1844, 29/10/1844, 30 octobre 1844,
4 novembre 1844)
(02) Loi
interprétative sur l’article 442 du code de commerce (30
octobre 1844)
(03) Traitements
des membres de l’ordre judiciaire (31 octobre
1844, 4 novembre 1844, 5
novembre 1844, 7 novembre 1844, 8 novembre 1844,
9 novembre 1844, 11
novembre 1844, 12 novembre 1844, 13 novembre 1844, 14
novembre 1844, 16 novembre 1844)
(04) Société de
Santo-Thomas (Guatemala) (28 novembre 1844)
(05) Présentation
d’un projet de loi relatif au régime des prisons (3
décembre 1844)
(06) Délai
accordé aux habitants des parties cédées du Limbourg et du Luxembourg pour
devenir Belge (6 décembre 1844, 8 mai 1845)
(07) Budget du
département de
(08) Nouveau mode
de sanction, de promulgation et de publication des lois et arrêtés (17 janvier 1845, 18 janvier
1845, 22 janvier 1845)
(09) Budget du
département de l’intérieur pour 1845. Débat politique générale (23 janvier 1845)